Publié le 25 Septembre 2017

Quel drôle de livre ! Le héros raconte la folie de ses parents, surtout celle de sa mère, avec ses yeux d'enfant innocent. Il note sans insister qu'il y a beaucoup d'alcool. Le père raconte parfois en pointillés pour compléter les récits de l'enfant, comme par exemple leur rencontre improbable.

L'enfant grandit dans un univers sans contrôle, de totale liberté. Ensuite il ne va plus à l'école, plus pour faciliter la vie de ses parents que pour son bien-être. Une vie sans contraintes telle que vécue par cette famille, n'est pas la vraie vie, c'est une sorte de mensonge, plus rien n'a de prix et le bonheur s'éloigne. Il en ressort un petit malaise et une grande mélancolie. Quel monde est offert à ce garçon ? Celui de ses parents et de leurs amis. Il est privé de son enfance.

Je n'ai pas su apprécier ce livre à cause de cet égoïsme, de cette extravagance et je me suis demandée au fond si les livres tels que celui-ci ne me plaisent pas, parce qu'ils ne me font ni rêver, ni réfléchir.

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Rédigé par Hélène Daumas Objectif Livre

Publié dans #Littérature française

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Publié le 22 Septembre 2017

Connaissez-vous "Rebecca" ? Son auteur, Daphné du Maurier ? Vous pensez peut-être qu'il s'agit de littérature bien sage pour demoiselles innocentes. Vous avez tort. Daphné du Maurier écrit magistralement sur la perversité, sur fond de campagne anglaise ravissante, de milieux privilégiés où rien ne doit interférer dans des vies sans mystère.

Le lecteur sait d'emblée que la cousine Rachel représente un danger. Le tour de force du récit est, tout en sachant cela, de nous faire ressentir une tension de plus en plus vive. Je n'ose pas imaginer ce que j'aurai pu ressentir sans cet avertissement.

Daphné du Maurier nous entraine, sans temps mort et avec beaucoup de finesse, dans la spirale infernale de la victime. Elle atteint des sommets quand le bourreau se présente en victime et accuse sa victime d'être son bourreau. On se demande si celui qui a le plus confiance en soi doit l'emporter. L'éducation et les règles de société jouent un rôle : le héros ne peut pas poser les bonnes questions à sa cousine, celle-ci use de son statut de femme.

Enfin la victime s'isole de tous et bien entendu, la première personne dont il s'éloigne est celle qui est à même de le mettre en garde.

Magistral, à mettre en toutes les mains

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Rédigé par Hélène Daumas Objectif Livre

Publié dans #Littérature britannique

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Publié le 18 Septembre 2017

Livre très brillant avec une belle écriture, une construction exceptionnelle, chaque chapitre est raconté par un protagoniste qui peut être une couleur, et très instructif sur la société turque de Constantinople à la fin du 18ème siècle.

Mais il s'agit plus que cela, il y a une histoire d'amour pas si simple, une histoire de changement d'histoire car on passe de la peinture qui représente ce que Dieu voit à une peinture qui représente ce que l'homme voit, une histoire de crime atroce suivi d'un autre crime atroce. Tout se répond comme dans un miroir infini.

Pamuk explique aussi les conséquences du changement de représentation graphique sur la mentalité des hommes, le fait que n'importe qui peut se faire réaliser son portrait, ce n'est plus l'apanage des sultans de posséder des peintures (cachées aux yeux de tous).

Tout le récit, magnifique par ses descriptions, est empreint aussi de violence : violence physique, morale, insécurité de la position sociale. Il révèle aussi la crainte et la détestation de l'Occident, une défiance qui ôte toute curiosité et empêche toute évolution. Celle-ci ne peut venir que de Chine, de Mongolie, mais rien de bon ne peut venir de l'Occident. Très instructif.

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Rédigé par Hélène Daumas Objectif Livre

Publié dans #Littérature turque

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Publié le 18 Septembre 2017

Histoire dérisoire car elle fonctionne sur un humour décalé : il s'agit de la vie quotidienne d'une famille qui vend des articles pour se suicider. Le magasin est dans un environnement futuriste de tours désaffectées, de mosquées transformées en appartements ... On observe l'évolution de cette famille dûe à la bonne humeur - bien curieuse - du dernier rejeton.

Certains passages évoquent "L'herbe rouge" de Boris Vian mais sans aucune mesure car on referme celui-ci rapidement tant il est irritant et inutile.

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Rédigé par Hélène Daumas Objectif Livre

Publié dans #Littérature française

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Publié le 18 Septembre 2017

Livre d'abord très bien construit, un véritable roman, on a du mal parfois à croire qu'il s'agit d'une histoire vraie, et qui plus est, que celle-ci est celle de l'ancien président des Etats-Unis.
Quel recul pour un livre écrit à 28 ans et quelle écriture ! Toni Morrison a dit de lui qu'il est un véritable écrivain.
 
La deuxième dimension du livre, et la principale, c'est la découverte d'une personne suprêmement intelligente et en même temps d'un courage et d'une énergie incroyable. Il raconte en détail - c'est peut-être un moment un peu long du livre - ses activités d'organisateur à Chicago et on le voit pendant trois années faire du porte à porte pour aider les noirs pauvres à sortir de leur situation : des cafés, des manifs à huit personnes ... 
 
Il ne juge pas, il apprend en observant les autres, il cherche toujours à les comprendre et c'est sa générosité. Bien évidemment, il apprend à comprendre pour ensuite saisir sa propre histoire familiale très compliquée parce que celle-ci repose sur des cultures qui se sont toujours opposées historiquement. Ces deux mondes l'appellent et il les aime tout autant, sans en préférer l'une à l'autre parce que les deux familles sont ouvertes, généreuses de coeur tout comme lui. Quelle famille ! On a du mal à se représenter ce que cela signifie mais tout est éclairci à la fin du livre par le récit de la grand-mère paternelle qui raconte comment son mari a vécu de la meilleure façon possible l'arrivée des blancs au Kenya, en prenant ce qu'il fallait et sans renoncer à la coutume ancestrale. Elle non plus ne juge pas, elle va à l'essentiel. C'est magnifique.

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Rédigé par Hélène Daumas Objectif Livre

Publié dans #Littérature américaine

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Publié le 15 Septembre 2017

On s'inquiète au début, est-ce du Barbara Cartland ? On s'énerve ensuite puis on s'interroge "Est-ce le même auteur qu'American Darling" ?

On termine écoeuré d'avoir perdu son temps et surtout perdu un auteur fascinant et intelligent. C'est très très nul.

Je vais vous expliquer pourquoi : c'est l'histoire invraisemblable d'une jeune fille gâtée qui n'en fait qu'à sa tête. Tout est décrit en détail, le club de papa, les amis de papa et tous les atermoiements de ce petit monde si peu touchant et intéressant. Sujet incroyable de vacuité.

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Rédigé par Hélène Daumas Objectif Livre

Publié dans #Littérature américaine

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Publié le 11 Septembre 2017

Le sujet de ce document est la vie de Brasillach, écrivain et journaliste français pendant puis après l’occupation allemande. Cet homme, reconnu par ses pairs, écrit des romances mièvres et des articles dans « Je suis partout ». C’est un rédacteur loin d’être sentimental quand il dénonce des gens ou demande à ce que les enfants juifs soient emmenés avec leurs familles en déportation. Il sera un des premiers accusés lors des procès de l’épuration.

Alice Kaplan décrit en détail le contexte social et politique de l’époque, par exemple sur quels registres les magistrats vont jouer pendant le procès, les équilibres entre les communistes et les gaullistes, l’émergence de nouveaux journalistes comme Camus et son journal Combat, la place des écrivains dans la société … 

Passionnant de bout en bout mais fait froid dans le dos aussi

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Rédigé par Hélène Daumas Objectif Livre

Publié dans #Littérature américaine

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