Publié le 17 Décembre 2018

Richard Descoing est le sujet de cet essai et est l'exemple même du personnage sulfureux sur lesquel notre République peut fermer les yeux. Cet homme prend la direction d'une des plus prestigieuses écoles supérieures : Science Po Paris. Il va la transformer pour lui donner un rayonnement international et permettre aux jeunes issus des banlieues d'y accéder.

Il déborde d'ambition et n'a pas de limites. Aucune limite. Et ne se soucie guère des dommages collatéraux. Certains professeurs vont claquer la porte. Rien ne l'arrête, tout est possible. Il instaure une sorte de terreur dans cette école parmi le corps enseignant et l'administration. C'est un gros gâchis faute d'avoir su arrêter le train.

Or le traitement de cette triste histoire est malsain. On se sent plus voyeur à lire ces phrases souvent bâclées pour donner peut-être une urgence au récit. C'est un livre écoeurant sur une personne écoeurante. Avec du recul, tout a été oublié. Il a été sûrement très brillant, mais ses faiblesses ont tragiquement pris le dessus, sans présence auprès de lui pour limiter ses abus.

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Rédigé par Hélène Daumas Objectif Livre

Publié dans #Littérature française

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Publié le 16 Décembre 2018

Polar basque espagnol certainement très mal traduit – il y a des erreurs grossières – et qui est loin d'être captivant et reste bien trop long. Mais l'un ne va sans doute pas sans l'autre !

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Rédigé par Hélène Daumas Objectif Livre

Publié dans #Littérature espagnole

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Publié le 14 Décembre 2018

Très long roman policier avec chapitres en alternance avant/après. Trop long, dommage

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Rédigé par Hélène Daumas Objectif Livre

Publié dans #Littérature américaine

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Publié le 14 Décembre 2018

Il s'agit d'une histoire d'amour entre deux femmes. Autour d'elles, il y a l'affreux prêtre qui fait tout basculer, Huguette et Pierre, le couple au service de cette maison bourgeoise, qui subit tout sans rien dire. Les autres sont trop ceci ou cela. Tout est manichéen dans ce livre.

Cela m'a laissé plus de vide que de plein. Il est aisé de deviner la fin. 

La lecture est très facile, le texte visuel. Pourtant, je n'ai pas été conquise par ce roman sans surprise et sans personnages complexes pour faire travailler mon imagination.

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Rédigé par Hélène Daumas Objectif Livre

Publié dans #Littérature française

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Publié le 11 Décembre 2018

Gros délire plein de fulgurances magnifiques. Il y a des descriptions de paysages de montagne isolée déjà dans présentes dans « Kafka sur le rivage ». L'histoire n'est pas claire mais cela n'a pas d'importance. Ce n'est qu'un prétexte. La fille disparaît, a-t-elle jamais existé ? Ses pouvoirs dus à ses oreilles sont-ils le résultat d'une vraie hallucinationdu héros ?

C'est le lâcher-prise total, Murakami se laisse aller à toutes les expériences, aventures diverses. C'est parfois drôle, touchant, mais reste difficile à lire. Il n'y a pas toujours de cohérence et cela m'a bousculée. Tout ceci a pour but de faire réfléchir sur ce qui compte, dire aux morts ce qu'on avait voulu leur dire par exemple.

Ce livre ouvre d'autres portes, pleines de poésie et de mélancolie. A consommer avec modération car je me suis sentie prise au piège parfois quand je n'arrive pas à me laisser déborder par les fièvres de monsieur Murakami.

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Rédigé par Hélène Daumas Objectif Livre

Publié dans #Littérature japonaise

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Publié le 10 Décembre 2018

Le gouvernement présente une augmentation de taxe pour la transition écologique.  Cette transition doit avoir lieu. 

Le seul problème est qu'on demande à ceux qui ne décident jamais rien d'avoir à assumer une situation. Celle-ci est catastrophique, mais n'a pas été voulue par les gens. Elle n'a pas été traitée à temps, c'est tout, et au premier chef, par nos élus successifs.

Cela peut donner le sentiment que nos politiques n'ont pas été à la hauteur dans le passé. Pouquoi leur faire confiance aveuglément désormais ? Et les gens se sentent déjà impuissants dans leur vie quotidienne, là ils se sentent plus qu'impuissants pour ce problème majeur du climat.

 

A cela s'ajoute un discours politique inaudible. Quelques exemples marquants.

«  Ce n'est pas bibi qui est responsable ! ». Mais qui alors ? Qui est le pilote de l'avion ? Et c'est une façon de répondre en disant « bibi » ?

Difficile de conserver le respect quand le représentant élu démocratiquement ne parle pas correctement.

« Il suffit de traverser la rue pour trouver du travail ». Oui, en renoncant à tes rêves de paysagiste, travail pour lesquel tu as certainement étudié.

Cela traduit un immense mépris pour tous ceux qui ont des projets, font des études pour les réaliser.

 

Du coup, le président a donné le coup d'envoi du manque de respect. Il ne restait plus qu'à allumer la petite mèche pour démarrer le feu.

 

Les journalistes font le reste en donnant le prix - 300 000 euros - du changement de moquette de l'Elysée. Il y a aussi l'idée que l'augmentation de la taxe carbone aurait aussi pour objectif de renflouer les caisses de l'Etat.

Maintenant, il y a les petites violences observées au quotidien, qui attisent le malaise. Ces petites violences ne font pas de bruit, parce que leurs victimes ne s'expriment pas. Elles ont honte ou pas de micro tendu pour les entendre. En voici quelques exemples de tout ordre, local ou national.

Toute la population française doit désormais déclarer et gérer ses impôts via internet, de même pour les démarches administratives comme pour la vente d'un véhicule. De nombreux services ont été mis en place pour aider ceux qui n'ont pas internet. Un individu n'est plus libre si il n'a pas internet puisqu'il doit faire appel à un tiers pour effectuer ses démarches. Il ne doit pas être forcé à utiliser cet outil.

Un monsieur à la retraite me dit qu'il ne veut plus payer d'impôts, il en a assez. Je lui répond qu'il doit avoir bien gagné sa vie pour payer des impôts. En effet, il veut garder son argent pour lui. Est-ce un cas isolé ? Pourquoi penser ainsi ? Il ne voit que la disparition de tout ce que l'Etat lui apporte : services publiques transferé sur internet, augmentation de la CSG sur les retraites, remboursements de la sécurité sociale en baisse …

Les TGV ne viennent plus jusqu'à Chalon sur Saône, résultat d'une piètre négociation. Ils s'arrêtent donc à la gare du Creusot TGV. Deux problèmes : les cars assurant le relais et le parking de la gare. Les cars qui assurent la liaison entre la gare du Creusot et celle de Chalon ne sont pas adaptés aux horaires des trains, et ne s'arrêtent pas pour desservir les villes traversées comme Givry, par exemple. Ainsi, un givrotin arrivant de Paris, doit patienter pour se rendre à Chalon, puis patienter encore pour prendre un car pour repartir d'où il vient pour aller à Givry. Bien entendu, son TGV ne doit pas arriver trop tard.

Renonçant au car, il prend sa voiture pour la laisser à la gare … dont le parking est obligatoirement payant. Il n'a aucun moyen de laisser sa voiture ailleurs. Il s'agit de vente forcée. Le parking est bien entendu privé. 

Dans ce cas, de quoi s'agit-il ? Le contribuable se sent pris au piège. Il ne peut plus exercer de choix. Il doit dépenser plus ou perdre beaucoup de temps pour effectuer un trajet a priori simple, ce qui était le cas encore récemment. A-t-il été consulté sur ces choix ? Non.

Ma voisine est juge d'instruction, elle doit assurer une permanence régulière au tribunal. Le nombre d'affaires à juger augmente : les derniers jugements sont rendus à plus de minuit. Que ressentent les membres du jury qui sont là pour certains depuis le début de la semaine ? Parmi eux, il y en a qui vivent à l'autre bout du département. Cette magistrate a un devoir de réserve. Elle s'épanche furtivement car elle ne veut jamais se plaindre du corps de l'Etat qu'elle respecte tant. Les membres de jury acceptent tout sans réserve, déférents envers l'institution. Qui va se plaindre ? Les gens sont bien plus gentils et respectueux qu'on ne peut l'imaginer. 

 

La morale a disparu, toutes les affaires désagrègent les édifices fragiles de la république. Les lois passées par ordonnance, sans concertation des représentants du peuple, la précipitation à retirer l'ISF dès le début du quinquennat, ont laissé une impression délétère.

Comment tous ces gens intelligents en sont arrivés là ? Je veux croire qu'ils sont intelligents. Vivent-ils vraiment coupés du monde extérieur ? 

Les adversaires vont se régaler de la débandade et attiser la violence. Rien ne peut avancer sans réel intérêt pour le peuple, sans chercher à comprendre, sans prêter attention aux mots employés, aux décisions prises.

 

L'horizon doit être la planète, tout le monde doit s'y mettre avec ses moyens, en ayant confiance et sérénité. Au gouvernement de nous donner confiance et sérénité.

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Rédigé par Hélène Daumas Objectif Livre

Publié dans #Eclat de voix

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Publié le 4 Décembre 2018

Une femme reprend contact avec ses amants passés - désignés dans le livre par la première lettre de leurs prénoms - pour les convier à son diner d'anniversaire. Elle possède une bonne dose d'estime de soi grâce à sa brillante carrière de musicienne. C'est un personnage peu crédible car une musicienne ne peut pas être aussi cruelle, à moins d'être vraiment malade. Mais une vraie musicienne est forcément sensible.

Je me demande quel est l'intérêt de roman à l'eau de rose avec une pointe de sexe pour pimenter l'ennui sinon d'actionner de mauvais ressorts … J'ai tant aimé « Manderley for ever » du même auteur ...

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Rédigé par Hélène Daumas Objectif Livre

Publié dans #Littérature française

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