Publié le 28 Octobre 2020

Plongée dans la chaleur moite de Calcutta, sans climatisation, parce que nous sommes en Avril 1919, moment particulier dans l'histoire de l'Inde. Après plus de deux siècles où le colon britannique impose et vante son modèle culturel et social, les indiens réalisent qu'ils ne seront pas mieux traités alors qu'ils ont tout assimilé de ce modèle. Il leur faudra plus de vingt ans pour reprendre leur liberté.

Un capitaine de police anglais débarque à Calcutta, plus rien ne le retient à Londres. La première guerre mondiale lui a fait perdre ses illusions en participant aux combats en France et sa femme est morte en son absence de la grippe espagnole. Son mentor dans la police d'avant la guerre lui a demandé de le rejoindre en Inde pour prendre ce poste de capitaine.

A peine arrivé, il doit élucider le meurtre d'un énigmatique britannique et l'attaque du train entre Calcutta et Darjeeling. Aucun vol n'est commis dans le train, seul un membre de son personnel est tué. Mystère.

Ce livre va bien au delà des intrigues à résoudre. Il est l'occasion de comprendre à quel point la colonisation fragilise un pays et tous ses habitants, combien il est difficile de s'en sortir à force de persuader les autochtones qu'ils sont inférieurs à leurs maîtres. Les britanniques en sont arrivés à décréter les lois Rowlatt qui permettaient d'arrêter, d'emprisonner, voire d'exécuter des indiens sans aucun mandat, ni procès.

Ce roman tout en finesse dépeint toutes les figures de l'époque à Calcutta, l'anglais qui arrive, celui qui est là depuis tant d'années et qui a pris ses habitudes, l'anglo-indien, l'indien, bengali en l'occurence.

La profondeur du récit, son rythme, une belle langue servent cet excellent roman qui se dévore tout en réfléchissant.

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Rédigé par Hélène Daumas Objectif Livre

Publié dans #Littérature britannique

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Publié le 26 Octobre 2020

Roman brillant sur les chutes sous toutes ses formes …. Le point de départ est un serveur noir qui se fait casser le nez dans un restaurant trois étoiles par un client … personne ne réagit. La fin du livre est terrible et rien ne la laisse présager. Très bien construit et prenant.

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Rédigé par Hélène Daumas Objectif Livre

Publié dans #Littérature française

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Publié le 26 Octobre 2020

Très bien écrit. Terrible thème du pouvoir de l'argent.

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Rédigé par Hélène Daumas Objectif Livre

Publié dans #Littérature américaine

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Publié le 26 Octobre 2020

Excellent et prenant. Quel génial écrivain. Les descriptions sont magnifiques. Histoire intemporelle, extrêmement visuelle.

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Rédigé par Hélène Daumas Objectif Livre

Publié dans #Littérature française

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Publié le 24 Octobre 2020

En très courts chapitres, le puzzle se forme. Tous les personnages, très nombreux, ont en commun d'être complètement paumés. Sauf peut-être ces deux jeunes filles polonaises qui cherchent du travail en Grande-Bretagne sur internet et sont convaincues de venir après un échange avec un anglais via Skype.

Les autres sont en cours de séparation, ont des obsessions comme celle de la propreté … à la limite de la caricature. Peu à peu, leurs destins vont se croiser, dans des situations souvent très inattendues. L'humour allège le tout.

Le sujet de fond du roman est la pédophilie et l'exploitation sexuelle de jeunes filles voulant immigrer.

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Rédigé par Hélène Daumas Objectif Livre

Publié dans #Littérature britannique

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Publié le 16 Octobre 2020

Il s'agit de deux romans, le premier nommé « Silex » se déroule à la fin du 19ème siècle, époque contemporaine de l'auteur. Un baron parisien décède, laissant sa veuve et son fils. La femme décide d'emmener son fils dans sa famille de Carpentras, pour le distraire de son chagrin. Paul, gâté par la vie, n'aime que les plaisirs intellectuels : la poésie, le théâtre, la musique. Ce jeune adulte faisait le désespoir de son père, incapable de s'investir dans une carrière quelconque.

Il découvre la vie de province et sa cousine Blanche. Tout n'est que pureté d'âme chez elle, épouse et mère parfaite, son chemin guidé dès son plus jeune âge par un prêtre.

Elle n'est pas malheureuse, elle a pris la place qui lui était assignée, fait son devoir. Vous devinez la suite, vous vous trompez sans doute.

« La fin du marquisat d'Aurel » se situe plus tôt dans le temps : autour de cette période trouble de la Révolution Française, dans un petit village situé sur les hauteurs du Mont Ventoux. Nous suivons l'évolution d'un marquis entre sa vie quotidienne dans ses terres faite de chasse, marches sans fin et gloutonneries au château, puis ses espoirs parisiens, ses campagnes. Son destin doit suivre de force les évènements. Il est déchiré entre ses devoirs de classe et son cœur. L'auteur nous invite à partager les tourments de Palamède, sans pour autant nous ennuyer un seul instant. Il réussit à nous intéresser à cette période violente et difficile pour tout le monde.

Le point commun de ces contes est la bêtise mêlée de l'ignorance, thème resté moderne.

Le style est merveilleux : imagé, énergique, amusant. Les mots sont variés, vivants, riches, recherchés et c'est un pur bonheur de lecture. Quel tort pour la littérature de n'avoir pas donné la place qui revenait à cet auteur.

 

 

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Rédigé par Hélène Daumas Objectif Livre

Publié dans #Littérature française

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Publié le 13 Octobre 2020

L'idée de ce roman est de revenir à la maison, oui mais quelle maison ? Question difficile lorsqu'on a été maltraité par la vie d'abord parce qu'on est noir, puis ensuite par la famille d'une pauvreté absolue.

Ce livre aborde aussi l'histoire de ces noirs qui se sont battus en Corée pour leur Nation, au nom des droits. Ils reviennent et sont maltraités par cette Nation qui a ôté la vie de leurs copains, les seules personnes sur qui ils pouvaient vraiment compter.

C'est court, dense, efficace.

Rien n'est superflu. Tout est concentré sur la douleur, sur ce que les noirs ont dû subir : déplacements de populations avec la perte de la maison, du jardin potager, les arrestations, la difficulté à trouver du travail, l'impossibilité de s'installer à son compte et enfin ces combats organisés où le père et le fils doivent se battre jusqu'à la mort. C'est bien de le redire encore. On n'imagine toujours pas.

 

 

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Rédigé par Hélène Daumas Objectif Livre

Publié dans #Littérature américaine

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Publié le 7 Octobre 2020

Ce minuscule fascicule reprend un discours du célèbre auteur italien à l'université de Columbia en 1995. Il y a donc vingt-cinq ans. Ce qui est le plus frappant est qu'il a su voir dès cette époque l'aspect amplificateur des réseaux sociaux pour la désinformation et l'enfermement intellectuel.

Après un début pour moi laborieux à lire, le discours est pratique, il détaille en quatorze points précis ce qui distingue le fascisme. Par exemple, le machisme, le besoin de tradition, le refus d'évolution du savoir, l'utilisation d'une nov-langue, etc …

Eco ajoute des souvenirs personnels fort intéressants, à vous de les découvrir.

Edifiant et instructif, Eco fait écho à notre époque.

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Rédigé par Hélène Daumas Objectif Livre

Publié dans #Littérature italienne

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Publié le 5 Octobre 2020

Walter Moody, écossais, débarque à Hokitika, port de Nouvelle-Zélande, en 1866. Il trouve refuge dans le salon d'un hôtel local, après une traversée très éprouvante et un débarquement périlleux. Dans ce salon sont réunis des personnes n'ayant, à première vue, rien en commun : un prêtre, deux chinois, des hommes plus ou moins bourgeois, un maori, des anglais.

L'aventure est à chaque coin de page, Stevenson et Conrad ne sont pas loin. Il y a des chercheurs d'or, des fumeries d'opium, des traversées en mer. La folle construction du récit est tout à fait éblouissante.

Je n'ai pas tout saisi, le titre, la référence systématique de chaque chapitre aux planètes et aux signes astrologiques … qu'importe. Le style et les introductions de chaque partie sont à la manière d'autrefois « Où Emery Staines croit pouvoir ... » etc.... Le roman renvoie à de nombreuses reprises à des dictionnaires maori ou chinois situés à la fin. Les phrases sont parfois compliquées, faute de traduction (oui!), faute d'une bonne traduction, ce qui est très regrettable pour le lecteur et incompréhensible s'agissant d'un ouvrage ayant reçu le Booker Prize.

J'en suis ressortie tout étourdie, ravie d'avoir persisté alors que j'ai dû faire un véritable effort pour lire le premier tiers.

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Rédigé par Hélène Daumas Objectif Livre

Publié dans #Littérature néo-zélandaise

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