litterature autrichienne

Publié le 5 Septembre 2020

Le champ est le cimetière de la ville de Paulstadt. Une personne entend les voix des morts, ces voix disent des moments de vie, des faits, des mots. Chaque voix donne lieu à un petit chapitre consacré à la personne qui parle. Le procédé est l'occasion de petites nouvelles en quelque sorte, ayant en commun le lieu, Paulstadt.

Selon les évènements, les faits peuvent être situés, comme pendant la guerre. Toutefois, de nombreuses questions restent en suspens, l'imagination fera le reste.

Ces trajectoires sont souvent tristes, subies, et la lecture est parfois éprouvante. Est-ce pour montrer au lecteur combien la vie était difficile autrefois ? Les personnages ont eu été très seuls durant leur existence, est-ce pour rappeler qu'on est toujours seul ?

La noirceur de l'ensemble a pris le pas sur le plaisir de cette lecture.

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Rédigé par Hélène Daumas Objectif Livre

Publié dans #Littérature autrichienne

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Publié le 13 Mars 2020

Cette petite nouvelle raconte comment l'atrocité nazie s'acharne sur un pur esprit. Toujours très très bien écrit et édifiant. Immense plaisir.

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Rédigé par Hélène Daumas Objectif Livre

Publié dans #Littérature autrichienne

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Publié le 16 Juin 2018

Ecriture ciselée pour une histoire intemporelle : une femme a un amant, sans trop comprendre pourquoi, sans doute plus par ennui que par amour.
Elle est démasquée par une inconnue qui la fait chanter. Elle découvre alors qu’elle ne connait pas son mari, et qu’elle ne peut imaginer sa réaction en découvrant la vérité. La peur survient d’être dénoncée par cette femme qui lui extorque de l’argent. A cela s’ajoute la peur de la réaction de ce mari inconnu. La femme est la proie d’une paranoïa croissante.

Zweig décortique avec minutie une descente aux enfers. Chaque impression, chaque détail est examiné avec soin pour parfaire cette angoisse. Chaque phrase est un petit bijou de finesse. Il choisit les mots pour décrire un regard sur une nuque, un élément du décor, la palpitation du coeur, comme une scène de cinéma. Ce récit se déroule dans la bourgeoisie viennoise du début du 20ème siècle et, tout en ayant le plaisir de découvrir le cadre et les règles du lieu et de l’époque, on se délecte de l’histoire du mensonge.

Par sa faute, cette femme grandit et prend conscience de ses privilèges, elle en devient meilleure.

C’est toujours un grand plaisir de lire cet auteur immense.

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Rédigé par Hélène Daumas Objectif Livre

Publié dans #Littérature autrichienne

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