litterature islandaise

Publié le 24 Avril 2018

Ce livre enchanteur raconte la vie d’une famille islandaise à partir de 1915. La guerre sévit en Europe mais là, c’est la guerre de tous les jours pour survivre. Le père a disparu en mer et la bonne est devenue folle. Deux maisons voisines ont été englouties dans des avalanches. La mère veut que ses six enfants soient instruits, il faut donc déménager pour qu’ils aillent à l’école.


Tout est difficile en Islande, les éléments sont très présents et font la vie dure à ceux qui y vivent.  Les gens n’ont pas d’autre choix que de prendre sur eux et faire avec. Ce qui est bien en revanche, c’est que personne n’est mis en marge, les islandais savent qu’il est nécessaire de s’entraider; à un moment ou à un autre, il faut se soutenir. Ainsi, il y a des fermes où les gens travaillent pour manger et dormir à l’abri, des habitations vétustes sur le port pour héberger des femmes qui préparent le hareng, jour et nuit quand il le faut.


La nature est toujours présente. Elle rythme la vie des islandais : saison de la pêche au hareng, foins, cueillette des baies… Il y des fêtes pour la célébrer, où tout le monde participe de bon coeur. Les personnages sont de belles personnes, gentils, forts, joyeux, avec de solides valeurs. Tout n’est pas parfait et il n’y a pas de place pour l’apitoiement, ni le pathos.

Le récit fascine par ses nombreux rebondissements, l’action est toujours surprenante et les descriptions nous plongent avec facilité dans cet univers si lointain. J’ai été touchée par l’histoire de ces personnages. La narration est originale, de courts chapitres, commençant toujours par une description de tableau. Celui-ci sera le décor de ce qui va se produire ensuite. Ces tableaux viennent tout droit de l’imagination de l’héroïne principale, artiste, envers et contre tout. Le besoin de peindre est irrépressible chez elle, c’est une nourriture intérieure au même titre que la bouillie de flocons d’avoine qui la nourrit tous les jours. La « peinture » de ce besoin est très émouvante et lève le voile sur la souffrance de celui ou celle qui ne peut vivre sans exercer son art.


C’est un immense bonheur de lecture, un vrai coup de fouet positif.

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Rédigé par Hélène Daumas Objectif Livre

Publié dans #Littérature islandaise

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