Publié le 17 Novembre 2017

Gaël Faye raconte sa tragédie avec une écriture enchanteresse, impossible de ne pas tomber amoureuse de cette façon de raconter, imagée, délicate, sensible.
La violence vient peu à peu, comme une pluie discrète, puis c'est le déluge.
Ses fondements viennent très tôt. A peine a-t-il reçu un vélo tout neuf, que celui-ci est volé. L'enfant est frustré et, aidé par les employés de son père, retrouve le vélo. Il va le reprendre à un autre petit garçon qui lui aussi l'avait reçu en cadeau. La violence commence à poindre. L'enfant sait que ce petit garçon n'aura jamais d'autre vélo car celui-là avait été acquis au prix de beaucoup de sacrifices par un père qui ignorait bien entendu qu'il achetait un vélo volé.
Or notre héros sait que lui, il pourrait en avoir un autre, parce que ses parents ont de l'argent. il est sensible et intelligent, il sent toute l'injustice de la situation mais il est accompagné d'un adulte qui l'encourage à reprendre son bien.
Ce livre n'est pas qu'un témoignage, c'est un plaidoyer pour l'éducation, la transmission des valeurs dès le plus jeune âge.
Accepter la frustration, vivre avec les autres, regarder autour de soi, voilà qui pourrait limiter l'escalade de la violence, voire les conflits.
Non seulement ce livre a un message de paix, mais il est aussi une ode magnifique à la lecture. Que du bonheur dans le malheur ...








