Publié le 6 Février 2020

Omar Youssef Souleimane est syrien, il a grandit à Riyad en Arabie Saoudite auprès de ses parents dentistes et salafistes. Il rêve de faire le jihad et se consacre à la religion. Le livre commence par son évasion en 2012 de Syrie vers la Jordanie, puis la France, pays dont il ne connait pas la langue. Puis il revient sur son enfance, l'éducation reçue, les vexations en tant que syrien par ses camarades d'école saoudiens. Souleimane a écrit son récit en français, comme ses autres romans et ses poésies, par petites touches rapides, ce qui en fait une lecture très agréable. Son histoire est très intéressante car on y découvre la vie au jour le jour en Arabie Saoudite de l'époque. Tout d'abord la violence est partout : à l'école, à la maison (son père le frappe), dans la rue où régulièrement il est menacé de viol, comme tout enfant ou femme qui se promène seul. Du reste, sa mère a failli être violée dans l'enceinte du dispensaire où elle exerçait. La haine des chrétiens et des juifs est attisée en permanence par les discours des enseignants, des religieux et des parents. L'auteur a eu « la chance » d'aller dans une école publique saoudienne, exclusivement réservée aux enfants saoudiens. Le livre se termine par le pélerinage religieux, expérience décrite de l'intérieur, une occasion unique de voir comment se déroulent tous les rites. Passionnant et édifiant.
L'auteur a sorti au mois de janvier 2020 un nouveau roman « Le dernier syrien » et est depuis 2016 directeur de programme au Collège international de philosophie.







