Publié le 14 Mars 2019

Le premier mot qui me vient à propos de livre est tendresse, la tendresse infinie entre tous ces personnages. Et pourtant ! Il y a du loufoque aussi.

Un riche américain veut faire un don d'un mikvé dans une ville d'Israël. Cette ville s'appelle la ville des Justes. Ça ne s'invente pas. Le mikvé est un bain public rituel pour se purifier. En particulier, les femmes s'y lavent après avoir eu leurs règles. Ce riche américain veut offrir ce bain à la mémoire de son épouse défunte.

Le maire s'attelle à la tâche, aidé par son fidèle adjoint Ben Tsouk. Celui-ci ressent la présence de la femme de sa vie, disparue depuis sept ans. Il fait réaliser les travaux par Naïm, en réalité Noam, qui se fait arrêter par les militaires car il a trop observé avec ses jumelles. Entre temps, une colonie d'exilés russes arrive dans le quartier de la ville où sera édifié le mikvé … Ils ne parlent pas hébreu et ne sont pas juifs.

S'ensuivent bien des aventures, toutes plus incroyables les unes que les autres. On sourit souvent à la lecture de cette histoire impossible à raconter, truffée de moments vraiment inattendus. Nevo possède l'art de raconter les histoires, comme si elle était racontée à voix haute, au coin du feu, tous les épisodes s'enchainant à merveille.

Il évoque ou interrompt l'action pour reprendre plus tard et dévoiler des faits.

Ce roman pose des questions relatives au déracinement, à l'emprise sur son destin. Qu'est-ce qui conduit à un « bon » destin ? À quelles valeurs doit-on rester fidèle ? À soi ? À ses instincts ? Où obéir aux règles ? Est-ce important de ne pas décevoir les autres, même au prix de l'oubli de soi ?

Ce livre est avant tout drôle et plaisant. À chacun d'y prendre ce qu'il souhaite.

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Rédigé par Hélène Daumas Objectif Livre

Publié dans #Littérature israélienne

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Publié le 12 Mars 2019

Quand sait-on que sa vie est ratée ? Quand on veut ressembler à un jeune et que les stigmates de la vieillesse sont là ? Ou que tout se casse la figure à force d'avoir peur ?

Peur de l'amour de son amour qui finit par se marier … avec un autre ? Peur de son agent littéraire dont on ne connait rien de sa vie personnelle ? Telles sont les affres d'Arthur Mineur.

Sa vie a commencé le jour où il a partagé la vie d'un grand poète, bien plus âgé que lui et qui l'a poussé à écrire des romans.

Il a ensuite vécu, de loin semble-t-il, une autre histoire d'amour avec le fils d'un de ses amis. Cette histoire est également finie puisque le jeune homme va se marier avec un autre … et invite Arthur à la cérémonie. Pour échapper à cette invitation, il accepte diverses « invitations » qui le mènent d'un bout à l'autre de la planète. Chaque chapitre relate une de ces errances comme la participation à une conférence au thème abscons, un cours improvisé, une obscure remise de prix. 

Arthur est drôle malgré lui, d'un ennui total en ce qui concerne ses talents d'orateurs, et il saisit les occasions, sans en sentir le droit de les mériter ... Arthur s'estime si peu qu'il ne se sent jamais à la hauteur ou à sa place.

Ce roman, prix Pulitzer, s'appelle « Less », ce qui lui va si bien. Arthur est toujours moins que les autres. Ce titre suggère aussi la constante comparaison que la société inflige à Arthur. Pourquoi se comparer ? Pourquoi avoir peur ne pas être à sa place, à la hauteur ? Et ne pas décider de s'aimer comme on est ? Et ne pas se poser la question d'avoir raté sa vie ou non.

Andrew Sean Greer s'amuse à suggérer des « révélations » qui n'arrivent jamais, petits pièges de l'auteur pour tenir en haleine le lecteur. J'adore.

Ce livre m'a donné beaucoup de plaisir, facile à lire, original, surprenant et drôle. Il m'est arrivé de rire franchement. C'est si rare en lisant.

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Rédigé par Hélène Daumas Objectif Livre

Publié dans #Littérature américaine

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Publié le 10 Mars 2019

La construction du livre est originale : quelques phrases sur chaque page, tels des haïkus, ces poèmes japonais très énigmatiques, chaque page étant précédée d'un kanji (lettre-mot en japonais) expliqué.

Un homme japonais s'installe dans une propriété toscane abandonnée, pour y planter trois pousses d'arbre.

Tout est dit. Il faut se laisser faire et surtout ne pas avoir d'idée préconcue pour aller sur ce chemin délicat et poétique. Cela peut friser l'agacement avec ces phrases trop lues. Mais bon, ce petit roman se lit à toute vitesse et ces impressions restent fugaces.

Il en ressort une leçon sur l'écoute, l'acceptation des autres, l'altérité. Nous sommes tous l'étranger de quelqu'un. Le japonais est un « bon » étranger car il ne vole rien (oui, vous avez bien lu), ne coûte rien, vient d'une civilisation bien connue et respectée par les occidentaux … vous voyez où je veux en venir ?

C'est un étranger qui ne dérange pas, ne demande rien …

Ce roman laisse un sentiment de légèreté, à nous de remplir tous les vides, de répondre aux questions. Mais elles disparaissent aussi vite qu'elles surgissent et rien ne reste vraiment. Comme nous ? Métaphore de notre passage sur terre ? Quel est le but de la vie ? Faut-il avoir un but ? Ou seulement être zen ? À voir, à méditer.

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Rédigé par Hélène Daumas Objectif Livre

Publié dans #Littérature française

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Publié le 8 Mars 2019

L'auteur raconte l'histoire de sa grand-mère, Gadis Pantai, née au début du 20ème siècle sur l'île de Java. Jeune fille de quatorze ans, élevée dans un village de pêcheurs, elle est amenée par ses parents à un Bendoro. Il est un homme riche, respecté, très pieux …. et il l'épouse en la violant !

Elle est plongée dans un isolement total du jour au lendemain, elle qui a grandi au bord de la mer. Non seulement elle est privée de liberté, mais on tente de lui changer sa personnalité. Une vieille servante la guide dans son nouveau rôle de maitresse. Gadis Pantai n'a pas le droit de s'exprimer, de contester et même de pleurer. On la console avec des parfums et des bijoux, cela lui est égal. Elle veut retrouver sa cabane au bord de la mer, les autres, la vie.

Le style est superbe, la lecture est fluide, imagée, on suit la jeune fille dans son malheur. Difficile à lâcher … car on voudrait comprendre ce qui se passe. En toile de fond, il y a la répression hollandaise et son régime colonial. Les autres n'ont pas dû faire mieux mais les Pays Bas ont occupé cette partie du monde pendant des siècles, affectant la société sur plusieurs générations.

A un moment, le Bendoro, le maître, dit à Gadis Pantai qu'elle est intelligente. Est-ce que cela pouvait la sauver de son destin de reproductrice ? Ou au contraire, lui nuire, car une femme intelligente est évidemment dangereuse et déstabilise l'ordre établi par le Bendoro, sous couvert d'appliquer les principes de la religion musulmane. Celle-ci fait partie de la vie, comme le soleil se lève et se couche. Voilà aussi un intérêt pour le roman car le lecteur peut mesurer l'ancrage social de la religion qui définit les places, les rôles de chacun dès sa naissance. Il ne peut y avoir de surprise dans cet univers ordonné par Dieu. Un siècle plus tard, comment cela se passe ?

Dès qu'elle s'est insurgée contre sa condition, Gadis Pantai est seule, sans qu'elle en soit consciente tout de suite. Ses parents ne l'ont pas préparée à ce destin, sans doute pour la préserver, aussi par fatalisme. Ils sont résignés parce qu'écrasés par ces règles impossibles.

La solitude de Gadis Pantai est semblable à celle de migrants, qui ont dû partir, rejetés de là où ils viennent et rejetés où qu'ils aillent. C'est un livre cruel car il raconte le malheur subi par des gens candides, ayant pour valeur la beauté de la nature, la gentillesse et la confiance envers les autres.

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Rédigé par Hélène Daumas Objectif Livre

Publié dans #Littérature indonésienne

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Publié le 5 Mars 2019

Petite lettre à une amie qui veut des conseils pour élever sa fille. Importance des mots : ton mari « t'aide » à l'élever, non il ne t'aide pas, il fait comme toi, il l'élève, c'est tout. Le mariage est une « récompense » pour les filles. Un homme « permet » à une femme de briller, l'inverse n'existe pas ; elle est en coulisses pour sa réussite …

 

Tout est dans les mots pour limiter les maux.

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Rédigé par Hélène Daumas Objectif Livre

Publié dans #Document, #Littérature américaine

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Publié le 2 Mars 2019

Ma chère et tendre amie de toujours, juste un petit mot pour te dire que rien ne change.
J'ai besoin de te le dire.
J'ai gâché l'occasion de nous voir et je m'en veux.
Je m'en veux d'avoir manqué d'affection pour toi. Je me suis sentie impuissante, j'avais envie de dire ce que je pensais.
Je t'aime de tout mon cœur et je t'embrasse.

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Ma chère et tendre amie de toujours, juste un petit mot pour te dire que rien ne change, j'aime la personne au fond de toi, toutes les qualités que tu possèdes et j'aurai toujours un immense plaisir à nous revoir et nous parler.

J'ai besoin de te le dire car je sais avoir manqué de chaleur et d'attention à ton égard lors de notre dernière rencontre. J'espère que tu me pardonneras pour ça.
Je t'ai découverte si différente, trop excitée. Je ne t'ai pas reconnue et … tu ne m'as pas plue. Je Etait-ce-ce à cause de moi ? J'ai gâché l'occasion de nous voir et je m'en veux.
Je m'en veux d'avoir manqué d'affection pour toi, comme si je te punissais. Ce n'était pas ma volonté. Je me suis sentie impuissante, j'avais envie de dire ce que je pensais, être moi comme je m'y emploie à tout instant, or je n'étais plus moi-même.
Mon amitié est intacte, et considérons cet épisode comme une petite écharde dans le doigt, désagréable mais inoffensive.
Je t'aime de tout mon cœur et je t'embrasse.
 
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Ma chère et tendre amie de toujours, juste un petit mot pour te dire que rien ne change, j'aime encore la personne au fond de toi, toutes les qualités que tu possèdes et j'aurai toujours un immense plaisir à nous revoir et nous parler.
J'ai besoin de te le dire car j'ai senti que j'ai manqué de chaleur et d'attention à ton égard lors de notre dernière rencontre. J'espère que tu me pardonneras pour ça.
Je t'ai découverte si différente, trop excitée. Je ne t'ai pas reconnue et … tu ne m'as pas plue. Etait-ce à cause de moi ? J'ai gâché l'occasion de nous voir et je m'en veux.
Je m'en veux d'avoir manqué d'affection pour toi, comme si je te punissais. Ce n'était pas ma volonté. Je me suis sentie impuissante, j'avais envie de dire ce que je pensais, être moi comme je m'y emploie à tout instant, or je n'étais plus moi-même.
Votre relation avec ton mari est une énigme à résoudre : peu de chaleur et d'écoute entre vous. Il en est incapable pour toi. Je n'avais pas mesuré à quel point il en était, vous en étiez. Je pensais qu'il avait avancé – et je frémis à l'idée de ce que cela pouvait être avant ses progrès.
Maintenant la vie est courte et belle, tu le sais, alors sauve-toi avant de sauver ce couple qui n'en a que le nom.
Un couple, ce sont deux personnes qui se respectent, qui font plaisir l'une à l'autre, qui créent ensemble une famille, des moments pour se faire du bien, être heureux. C'est simple au fond. Il y a des désaccords mais ces deux personnes se parlent pour les exprimer et une fois l'un l'emporte, une autre fois c'est un compromis.
Mon amitié est intacte, reste comme tu es au fond de toi et fais grandir cette belle personne, elle le mérite vraiment.
Je t'aime de tout mon cœur et je t'embrasse.

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Rédigé par Hélène Daumas Objectif Livre

Publié dans #Eclat de voix

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Publié le 27 Février 2019

Histoire d'une jeune mère paumée voire dépressive qui raconte sa descente aux enfers sur fonds de crise des réfugiés. Les descriptions des conditions de vie des réfugiés sont saisissantes. Le reste ne fonctionne pas trop à cause du style, de cette écriture sans ponctuation qui me gêne. Pourtant les situations sont bien rendues. Mais cette héroïne désespérante ne m'a pas touchée.

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Rédigé par Hélène Daumas Objectif Livre

Publié dans #Littérature française

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Publié le 26 Février 2019

Nous sommes à Vevey en Suisse à la fin du 19ème siècle. De riches touristes américains y séjournent, se reçoivent entre eux, se trouvent des liens de parenté et être de nationalité américaine suffit pour se côtoyer.

Etant de la meilleure société, leurs occupations n'ont guère d'importance et nous ignorons de quoi vit notre jeune héros Winterbourne, en admiration devant la beauté de Daisy Miller. Tout ce qui compte, c'est elle. Et elle le fascine non seulement par sa beauté et sa candeur mais par sa liberté. La mère de Daisy est dépassée par son jeune fils, assez capricieux. Le père est resté en Amérique. La mère, Daisy et son frère sont chaperonnés … Tout ceci date vraiment d'une autre époque.

Ainsi, des anglais étaient accueillis par des américains à bras ouverts, sur une simple une recommandation. Les anglais profitaient de ces relations passagères sans y donner trop d'importance.

La deuxième nouvelle, nommée « Un épisode international », est plus intéressante à mes yeux. Deux sœurs américaines se rendent en Angleterre, après que l'une d'entre elles a reçu longuement chez elle à Newport deux anglais de la haute société. La sœur la plus âgée met en garde la plus jeune contre la cruauté des règles sociales britanniques. Malgré cela, celle-ci reste enthousiaste et veut vérifier par elle-même ce qu'elle a appris de ses lectures, en particulier les ouvrages de Thackeray. Sa jeunesse et son éducation très indépendante, la conduisent à profiter de toute occasion, de discuter de tout et donner son opinion. Un jeune lord tombe amoureux, conquis par toute cette liberté de ton. Tout n'est que dialogues alambiqués entre ces personnes qui ne vont pas toujours droit au but. Cela constitue une superbe démonstration de l'impossibilité de s'entendre quand les différences culturelles sont si manifestes.

Je me demande si ce genre d'histoires pourrait se produire de nos jours, à moins que ce soit entre personnes de civilisations encore très éloignées. Mais les voyages, l'expansion d'internet ont certainement nivelé nos différences.

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Rédigé par Hélène Daumas Objectif Livre

Publié dans #Littérature britannique

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Publié le 18 Février 2019

Ce chat est un petit être vivant, qui communique à sa façon : les pupilles dilatées, oreilles en arrière ou soupir de détente absolue. Il a ses besoins et ses envies, rien ne doit les entraver car c'est un être tout à fait libre. Et il y tient. Son rituel le rassure peut-être, dormir la journée, courir la nuit, descendre à la tombée du jour pour profiter d'éventuels câlins. Il tourne autour des chaises et des fauteuils, se frotte contre eux et parfois, contre une jambe. Il est énervé, il saute sur la jambe, sans griffer toutefois. Il me regarde fixement, l'oeil perdu, sans signifier pour autant une intention. Il est tranquille la plupart du temps. Il s'étire, son corps souple n'est plus qu'une corde suspendue, il bâille en même temps, écarte sa mâchoire et laisse pendre sa petite langue rose entre ses dents pointues.

Dès qu'une caresse s'est tue, il lèche avec énergie l'endroit, comme pour se débarrasser de l'odeur intruse de la main. Wolfi chasse, se cache, est un fidèle compagnon pour le jardin, si présent qu'il gène parfois les travaux de bêchage. Il frime presque en sautant avec grâce, l'élan pris de loin. En hauteur sur les branches les plus souples, son regard porte sur son secret royaume. Il miaule quand il rentre, pour remercier peut-être, pour dire bonjour, pour dire qu'il est là.

Ce chat transpire des coussinets dès que la caisse est en vue, et s'enfuie à l'arrivée d'étrangers.

Il vérifie régulièrement qu'il est interdit de monter sur la table. Il est confiant, toujours à boire et à manger.

Il est définitivement tranquille, sa tête repose sur ma main, sa patte est posée sur mon bras ; après un soupir sonore, il ferme les yeux et sa respiration est lente, presque disparue. A lui de décider quand le moment est venu.

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Rédigé par Hélène Daumas Objectif Livre

Publié dans #Eclat de voix

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Publié le 13 Février 2019

La Peuilleu est le récit oral – avec toutes ses exclamations, répétitions – de la vie de Josette, surnommée la Peuilleu. Elle grandit en Saône et Loire, au milieu du siècle dernier, maltraitée par sa mère. Ses oreilles sont abimées à force de recevoir les coups. Sans soin, La Peuilleu n'entend plus grand chose. Elle raconte son premier homme pour échapper à l'enfer, sans se connaître. Elle n'en a pas le temps, les travaux et les hommes s'enchainent, les enfants arrivent.

La Peuilleu a une faculté à s'en sortir exceptionnelle. A-t-elle le choix ? Elle a une joie de vivre incroyable. Patrick Grégoire nous retranscrit cette voix, ponctuée de cris, de rires, forte comme celle d'une sourde, pour être mieux entendue certainement.

 

 

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Rédigé par Hélène Daumas Objectif Livre

Publié dans #Littérature française

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