Publié le 16 Avril 2019

Bernard Ollivier était journaliste et à sa retraite, s'est retrouvé veuf. Il a toujours été hanté par la route de la soie et entreprend cette route à pied. Il compte sur ses rencontres pour trouver à manger et où dormir. Il se laisse guider par le présent et se sort de certaines situations avec beaucoup d'humour. Avec un vrai talent de raconteur et son esprit vivifiant, il raconte sa longue marche avec les étapes les plus marquantes bien entendu. Les descriptions de paysages donneraient envie de partir à n'importe quel casanier. 

Ce livre est riche, passionnant, éclairant sur l'état des pays traversés à la fin du vingtième siècle. Très aisé à lire, il transmet toute l'énergie de son auteur à son lecteur.

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Rédigé par Hélène Daumas Objectif Livre

Publié dans #Littérature française

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Publié le 15 Avril 2019

Très jolie histoire qui démarre à peu près à la page 300, de plusieurs vies mêlées autour d'un personnage central, Michel, qui découvre la vie, l'amour, la haine, les autres.

Cette histoire – peut-être un peu longue – est très bien menée. Il n'y a pas de bons ni de méchants, ce qui rend le récit très véridique et du coup, prenant.

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Rédigé par Hélène Daumas Objectif Livre

Publié dans #Littérature française

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Publié le 15 Avril 2019

Histoire assez caricaturale au premier abord de la jeune surdouée qui pense sauver une jeune SDF de son sort. Quelques très belles phrases et belles pensées philosophiques, malgré un style trop proche du langage parlé à mon goût.

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Rédigé par Hélène Daumas Objectif Livre

Publié dans #Littérature française

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Publié le 15 Avril 2019

Longue histoire très romancée d'un jeune garçon pianiste. Roman fleuve très agréable à lire mais trop incroyable malheureusement.

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Rédigé par Hélène Daumas Objectif Livre

Publié dans #Littérature américaine

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Publié le 13 Avril 2019

Dès le prologue, le héros nous dit qu'il souffre d'une maladie rare : il vieillit très très vite. « Chaque heure compte pour un jour ». A seize ans, âge auquel il nous raconte « sa vie palpitante », son physique est celui d'un vieillard … sans en avoir pour autant la sagesse ni l'expérience.

Sa famille coréenne a été bouleversée deux fois : son arrivée trop tôt dans la famille (les parents étaient tous deux adolescents) et sa maladie. Nous sommes dans un petit village au début de ce siècle, ayant accès à toute la modernité mondialisée avec par exemple, internet et les people. La télévision vient faire un reportage sur le jeune homme. Les téléspectateurs seront invités ensuite à donner de l'argent pour payer les frais d'hospitalisation. Cette émission donne plus de résultats que prévu ...

Beaucoup de délicatesse, de tendresse, de joie pure se dégagent de ce récit limpide d'un parcours de vie compliqué par essence.

Les vicissitudes de cette famille sont relatées avec grâce et légèreté. Epatant. La fin est inéluctable, universelle et douloureuse.

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Rédigé par Hélène Daumas Objectif Livre

Publié dans #Littérature coréenne

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Publié le 10 Avril 2019

Elle n’est plus très jeune, elle a dû être très jolie, ses yeux sont brillants, rieurs, entourés de petites pattes d’oies qui attestent d’une bonne humeur. Elle ne sait plus bien quoi faire, elle se sent un peu perdue.

 

Elle s’assied et contemple la salle du restaurant. Il est vide à cette heure, espérons qu’il sera bien plein plus tard. La lumière filtre doucement par les rideaux, le temps est calme. Comment s’en sortir une fois encore ?

L’aide cuisinier a travaillé seulement quelques semaines depuis qu’il a été embauché lors de la reprise du restaurant. Il est maintenant tout le temps en arrêt maladie, il est son employé, personne ne peut être embauché à sa place. Enfin si, lorsque le papier de l’assurance maladie arrive le jour de la reprise du travail, elle contacte tout de suite la boite d’intérim. C’est comme ça, elle doit payer l’intérimaire plus cher que l’employé et le former à chaque fois, lorsqu’elle en trouve un. D’ailleurs, ce matin c’est la panique, une deuxième employé lui a fait parvenir son arrêt maladie. Celle-ci va être opérée d’une tendinite et elle sera absente plusieurs mois. Voilà, impossible de compter sur le tiers de son effectif.

Pourtant ce n’est pas le travail qui manque. Elle commence toutes ses journées à 7 heures pour les finir après le service du soir. Chaque jour, elle lave et repasse le linge des chambres, fait le ménage. Elle travaille six jours par semaine. Elle peut compter sur son mari à la retraite.

Elle ose à peine penser à ce qu’elle gagne tous les mois, personne ne pourrait la croire. Trois ou quatre cents euros seraient inadmissibles pour autant d’heures travaillées. Mieux vaut ne pas compter.

Elle est chef d’entreprise, fait partie des nantis, elle a pu réaliser son rêve et ne doit pas se plaindre. Pourtant, elle ne sait plus trop où elle en est maintenant.

Se plaindre serait avouer son échec. Et arrêter serait se mettre en situation périlleuse : le crédit à rembourser, qui serait assez fou pour reprendre ?

Il faut tenir bon, garder le sourire, accueillir les clients, continuer sans cesse. Elle sait qu’elle n’a pas le choix, c’est comme ça, elle se le répète pour tenir encore.

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Rédigé par Hélène Daumas Objectif Livre

Publié dans #Eclat de voix

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Publié le 8 Avril 2019

Qu'est-ce qui fait un bon livre ? Un héros rare, c'est à dire avec une personnalité exceptionnelle, un parcours de vie incroyable. Il s'appelle Jay Dark.

Le narrateur de « L'agent du chaos » a écrit un roman qui raconte la vie de Jay Dark. Mais cette histoire est fausse et incomplète. C'est tout du moins ce que pense un avocat américain, Flint, qui prend contact avec lui. Il a connu Jay Dark et veut rétablir la vérité.

Le livre est basé sur ces rencontres entre l'écrivain et l'avocat, et les tranches de vie palpitantes de Jay Dark. Tout pourrait sembler exagéré, mais Flint sait convaincre de la véracité des évènements les plus invraisemblables. Tous les ingrédients sont présents : les frasques de la jeune fille riche, l'ancien nazi amoureux de sa chèvre, l'expansion du LSD pour détruire les vélléités de liberté, les palestiniens corrompus, le mouvement hippie … Et c'est génial ! Impossible de s'endormir, les rebondissements sont improbables.

En définitive, où est la vérité ? Comment la vérifier ? Sur internet ? Ce que fait au départ l'écrivain (et que j'étais tentée de faire aussi). Quelle qualité faut-il posséder pour la déceler ?

Et plus loin, une fake news serait intéressante pour ce qu'elle révèle de nous ? De ce qui nous intéresse ? Ne faudrait-il pas s'intéresser à celui qui la dit ? A ses intentions ? Et pourquoi ne pas se mettre à la place de l'auteur, à se détacher de ce que l'on est, de ce que l'on sait, de ses préjugés, de ses attentes, de ses carcans, pour être plus disposé encore à accueillir les faits. Pourquoi ne pas aller jusqu'à prendre de la drogue pour y parvenir ?

L'écrivain s'interroge au fur et à mesure des révélations de Flint. Il est victime de son envie de vérité. Tout comme lui, le lecteur essaie de faire le tri. Puis cela n'a plus d'importance, il faut se laisser faire.

En tous cas, c'est un roman, un vrai, j'en suis bien sûre, et un sacrément bon.

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Rédigé par Hélène Daumas Objectif Livre

Publié dans #Littérature italienne

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Publié le 3 Avril 2019

Deuxième lecture à plusieurs années d'intervalle pour un livre merveilleusement écrit. Ce qui me frappe le plus - après que ce soit un brouillon de son autobiographie inachevée – c'est la conscience de ces êtres partis de rien, qui ont pris la terre aride aux arabes et ont réussi, avec beaucoup de peine, à en extraire la vie.

Albert Camus a une énergie et une intelligence hors du commun. On sent tout le questionnement et la sensibilité de l'enfant qui perçoit la misère et la beauté de ce qui l'entoure.

 

 

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Rédigé par Hélène Daumas Objectif Livre

Publié dans #Littérature française

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Publié le 28 Mars 2019


John Burnside a grandi dans un village minier écossais, dans les années 1980, à l'ombre d'un père qui n'a cessé d'inventer sa vie. Ce père a eu un début dans l'existence compliqué puisqu'il a été abandonné à sa naissance. Alors il conte une vie imaginaire, sans doute meilleure que la vraie, et s'acharne à brouiller les pistes entre la Royal Air Force, le sport ... Cherche-t-il à éblouir ? Est-ce le seul moyen d'exister pour lui ?

L'auteur nait après la mort d'un ainé encore nourrisson et vient après lui une petite sœur. Il grandit très seul, c'est un enfant doué. Sa vie penche irrémédiablement vers le malheur. Sa sœur semble mieux s'en sortir, peut-être parce qu'elle souffre moins de ce père violent, surtout moralement.

John Burnside ira jusqu'au bout pour s'en sortir. Puis il va écrire pour pardonner ou pardonner et écrire, avec une façon de raconter son histoire proprement fascinante. 

 

 

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Rédigé par Hélène Daumas Objectif Livre

Publié dans #Littérature britannique

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Publié le 19 Mars 2019

Un jeune garçon, Antoine, âgé de douze ans, vit seul avec sa mère dans un petit village. L'histoire se passe à une époque où la playstation arrive dans les foyers français. La mère d'Antoine refuse qu'il y joue avec ses copains. Il erre donc désormais seul dans la forêt, son terrain de jeux de toujours.

Antoine accepte les strictes règles de vie de sa mère, sans broncher. Il est loyal envers elle parce qu'elle n'a pas une vie facile et pour avoir la paix, car c'est un garçon pacifique de nature.

Son seul compagnon de jeux est le chien des voisins. Or ce chien blessé accidentellement est achevé d'un coup de fusil par son maitre sous les yeux du garçon. L'enfant bouleversé va passer son coup de colère sur le petit garçon fils du maitre du chien... Et le drame survient. Rémi meurt brutalement après avoir reçu un coup rageur d'Antoine. Celui-ci est seul face au petit cadavre et à sa responsabilité qui dépasserait n'importe quel adulte. Antoine réagit à sa hauteur d'enfant et est submergé par une angoisse immense.

C'est le début de cette histoire très forte, dont le thème est universel : que faire quand on tue par inadvertance quelqu'un ? Pire, quand le tueur et sa victime sont des enfants ? Et que la vie est marquée définitivement par cet événement ?

Le passage de la recherche de la victime a trop d'échos personnels. Alors je n'ai pas pu résister, j'ai lu la fin avant de terminer le livre … Car ce récit excelle à transmettre la peur de ce petit garçon « innocent » au lecteur terrifié.

Heureusement, le destin se joue de tout, le hasard fait le reste.

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Rédigé par Hélène Daumas Objectif Livre

Publié dans #Littérature française

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