Ce dernier mort est François de Grossouvre. Il fut nommé responsable de la chasse par le président Mitterand. Sans trop comprendre, il tombe en disgrâce. L'auteur nous transmet sa fascination pour le pouvoir et l'argent.
Je n'ai pas apprecié le traitement de cette histoire, et en particulier le style employé.
Une petite fille grandit dans une famille anglaise, entourée de ses animaux, une nurse folle et des parents indifférents. On suit son cheminement, ses doutes, et sa réussite lorsqu'elle se consacre au dessin et aux livres pour enfants.
C'est très drôle, très fort et très agréable à lire, pour les petits et grands enfants.
Un ouvrier japonais travaille sur un chantier dans une montagne perdue et lointaine, inaccessible. A cet endroit, se trouve un petit hameau, coupé du monde. Il possède ses règles, ses codes, et ses habitants n'ont aucune envie de contact avec les ouvriers du chantier.
Le récit est celui de l'ouvrier dont on comprend qu'il a choisit ce travail après un séjour en prison. La construction de l'histoire fait une large part au suspens. Il y a une vraie ambiance grâce aux superbes descriptions de la montagne et la retenue des impressions du héros de l'histoire.
L'auteure, nièce du Général de Gaulle, a été déportée pendant la seconde guerre mondiale pour ses activités dans la Résistance. Bien après son retour en France, elle se retrouve face à la misère des habitants de bidonvilles, guidée par un prêtre très impliqué pour aider ces familles démunies et mal traitées. Ils fondent ensemble ATD Quart Monde. Geneviève de Gaulle Anthonioz établit un parallèle entre ces habitants de bidonvilles et les personnes revenues de déportation : personne n'a envie de les voir, ni de les aider.
C'est une histoire de désespoir servie par une délicate langue française. L'héroïne nous raconte l'été passé, avec tant de désinvolture que le lecteur ne peut imaginer son issue tragique.
Françoise Sagan dépeint cet apprentissage du monde adulte, plein de maîtrise, où l'on peut agir selon ses propres choix. Elle décrit l'opposition entre deux mondes : l'un de fêtes, de frivolité, d'ennui peut-être un peu et celui du travail, de la construction de sa vie, de ses relations.
Ce petit livre se lit tout seul, nous plonge dans la Provence l'été, les journées chaudes qui se répètent sans cesse et où tout est facile.
Il m'a évoqué « Rêves de garçon » de Laura Kasischke car il s'y trouve la même cruauté de la jeunesse qui ne pense qu'à s'amuser en dépit de la réalité, de la dureté de la vie qui lui est encore épargnée.
Frannie couche sa vie sur papier pour la sauver, son avocat lui a demandé de l'écrire pour établir sa défense. En effet, comment éviter la pendaison à une jeune femme métisse jugée à Londres pour crime en ce début du 19ème siècle ?
Elle a grandit dans une plantation de canne à sucre de la Jamaïque où règne la violence, la misère et l'ignorance. A sept ans, elle est retirée de la plantation pour vivre dans la maison des maîtres, elle ne sait pas pourquoi. S'ensuivent beaucoup de souffrances, et de mystères dont les révélations arriveront plus tard dans le récit.
Malgré une existence impossible, Frannie refuse de subir sa vie, refuse l'ordre établi où les noirs sont des êtres inférieurs. Elle saisit les occasions de bonheur, avec sensibilité et intelligence. Ce courage en fait un personnage fort et attachant, très proche du lecteur.
Certains passages sont exceptionnels, comme l'arrivée à Londres de Frannie, où le contraste est violent entre l'île et la capitale britannique.
Ce livre éclaire sur la question de l'esclavage, le temps pour effacer les préjugés et discriminations, la place de l'instruction et des livres, le manque de morale chez les scientifiques de l'époque.
Toute cette richesse se retrouve dans ce roman dévorant, magnifiquement tragique, composé de belles phrases telles que celle-ci :
« La vie n'a pas de sens, mais les romans nous permettent de croire que, en fait, elle est quelque chose ».
Il s'est suicidé et elle comprend qu'elle ne le connaissait pas. Point de départ d'une quête de l'autre dans un univers étrange et parfois fantasmagorique.
Ce deuil est abordé avec une écriture délicate et symbolique.
Il s'agit d'une très étrange nouvelle magnifiquement écrite. Elle raconte le désarroi d'un juriste face à son employé, l'énigmatique Bartleby. Celui-ci ne cesse de répéter : « I would prefer not to », ce qui pourrait être traduit comme je ne préfère pas. Il ne dit pas non franchement mais refuse tout de même.
Toute la subtilité est là et le héros se heurte constamment aux ordres donnés sans jamais de confrontation. Impossible d'avoir prise sur ce personnage qui défie.
Une petite fille nous raconte sa difficulté à vivre avec un cœur qui fait beaucoup de bruit et pourrait s'arrêter brutalement. Sa maman se prépare pour courir un marathon afin de réunir des fonds pour l'opération qui pourrait sauver son enfant. Tout le village la soutient dans son entreprise.
Cette histoire pourrait être mièvre et avoir un dénouement couru d'avance. Elle tient mieux que ses promesses, elle est très poétique, imagée et sensible.
J'allais oublier : cette histoire se passe en Afrique et est destinée à un public jeune.
Histoire de truands à Marseille racontée sur le mode le plus vivant et prenant possible : on rit fort, on sursaute et on plonge dans l'univers de la Mafia. C'est très bien écrit, avec du vocabulaire local. C'est parfaitement rythmé, impossible de s'ennuyer. Et en plus, il y a une vraie ambiance, le soleil, la mer, les mentalités.
FOG nous emmène et je me suis trompée sur les méchants, les gentils, les limites sont floues … Les femmes sont vraiment les meilleures dans ce roman. Toujours belles et efficaces !