litterature britannique

Publié le 11 Avril 2021

La première partie de ce roman nous prévient d'une tragédie à venir et nous y conduit, la seconde décrit comment la vie peut ou ne peut pas continuer malgré elle.

Nous suivons l'histoire d'Agnès et son mari à Stratford, en Angleterre, à la fin du 16ème siècle, l'arrivée des enfants, le père qui construit sa vie professionnelle à Londres. Son nom et son prénom ne sont jamais donnés, celui de son fils, maintes fois répété, est Hamnet, qui donnera son nom, Hamlet, à une des plus célèbres pièces de son illustre père.

Outre que le sujet n'est guère heureux, le récit est alourdit par de complaisantes descriptions, des allers-retours incessants dans le temps, et le pire, des suppositions si et alors si, sinon. Nous avons même le privilège de suivre la vie d'une puce venant d'Egypte jusqu'à Stratford, en passant par Murano. Le personnage d'Agnès a une prescience de ce qui peut advenir mais ne communique pas. La famille est pure et parfaite, entourée d'épouvantables méchants.

Bref, le charme n'est jamais venu, l'impatience et l'agacement ont dominé. L'imagination ne s'est jamais mise en route.

Voir les commentaires

Rédigé par Hélène Daumas Objectif Livre

Publié dans #Littérature britannique

Repost0

Publié le 29 Janvier 2021

Ces récits ont été écrits et publiés dans un journal anglais en 1857. Leurs deux auteurs ont choisi de raconter comment ils s'exercent à l'oisiveté. Pour ce faire, ils partent dans le Cumberland, comté à la frontière de l'Ecosse. L'ennui n'est malheureusement pas loin pour le lecteur quand les dialogues relatés dans ces articles n'ont ni queue ni tête.

Un épisode est digne d'une nouvelle de Maupassant mais c'est trop peu pour l'emporter sur le reste. Ces articles devaient régaler un public averti sans doute, appréciant sans réserves les deux compères, déjà très célèbres. Ils ne se cachent pas de leur qualité « paresseuse ». De plus, il faudrait lire ces articles comme tels, parmi d'autres articles, et espacés dans le temps, plutôt comme un livre. Ainsi, l'ennui serait peut-être moindre.

Voir les commentaires

Rédigé par Hélène Daumas Objectif Livre

Publié dans #Littérature britannique

Repost0

Publié le 4 Novembre 2020

Berlin, 1928, Bernie Gunther est recruté par la Kripo. Des meurtres de femmes scalpées sont ses premières affaires à résoudre.

Berlin est une ville envahie par un nombre impressionnant d'estropiés revenant de la première guerre mondiale. C'est brutal et insoutenable. Les autres survivants de la guerre sont à la recherche d'un travail et sont prêts à tout, certains jusqu'à vendre leurs corps. A cela s'ajoute une crise économique sans précédent, dont les femmes sont les premières victimes. Elles sont si nombreuses à se retrouver sans revenu, qu'elles n'ont d'autre choix que de faire le trottoir.

Tous ces maux rendent la ville invivable, y compris par un sans-abri qui explique à Bernie que les gens seront soulagés quand les estropiés, les putains et les homosexuels auront débarrassé le plancher, peu importe de savoir comment. Les nazis recrutent partout des sympathisants ...

Kerr nous raconte tout cela avec efficacité, de l'humour, les descriptions sont saisissantes, les personnages sont profonds, humains. Cet immense écrivain mêle la fiction pour nous présenter un tableau historique solide, vivant, certaines figures ont réellement existé. Bernie est un héros très intéressant, il se fie à son instinct, il a une perception quasi-animale des situations, il boit beaucoup trop.

Ce livre est très fort, intense, il va droit au cœur pour nous faire réfléchir. Kerr n'est plus là pour nous raconter encore et encore ce qui s'est passé, c'est bien dommage. J'ai déjà le regret d'avoir terminé la lecture de Metropolis.

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Hélène Daumas Objectif Livre

Publié dans #Littérature britannique

Repost0

Publié le 28 Octobre 2020

Plongée dans la chaleur moite de Calcutta, sans climatisation, parce que nous sommes en Avril 1919, moment particulier dans l'histoire de l'Inde. Après plus de deux siècles où le colon britannique impose et vante son modèle culturel et social, les indiens réalisent qu'ils ne seront pas mieux traités alors qu'ils ont tout assimilé de ce modèle. Il leur faudra plus de vingt ans pour reprendre leur liberté.

Un capitaine de police anglais débarque à Calcutta, plus rien ne le retient à Londres. La première guerre mondiale lui a fait perdre ses illusions en participant aux combats en France et sa femme est morte en son absence de la grippe espagnole. Son mentor dans la police d'avant la guerre lui a demandé de le rejoindre en Inde pour prendre ce poste de capitaine.

A peine arrivé, il doit élucider le meurtre d'un énigmatique britannique et l'attaque du train entre Calcutta et Darjeeling. Aucun vol n'est commis dans le train, seul un membre de son personnel est tué. Mystère.

Ce livre va bien au delà des intrigues à résoudre. Il est l'occasion de comprendre à quel point la colonisation fragilise un pays et tous ses habitants, combien il est difficile de s'en sortir à force de persuader les autochtones qu'ils sont inférieurs à leurs maîtres. Les britanniques en sont arrivés à décréter les lois Rowlatt qui permettaient d'arrêter, d'emprisonner, voire d'exécuter des indiens sans aucun mandat, ni procès.

Ce roman tout en finesse dépeint toutes les figures de l'époque à Calcutta, l'anglais qui arrive, celui qui est là depuis tant d'années et qui a pris ses habitudes, l'anglo-indien, l'indien, bengali en l'occurence.

La profondeur du récit, son rythme, une belle langue servent cet excellent roman qui se dévore tout en réfléchissant.

Voir les commentaires

Rédigé par Hélène Daumas Objectif Livre

Publié dans #Littérature britannique

Repost0

Publié le 24 Octobre 2020

En très courts chapitres, le puzzle se forme. Tous les personnages, très nombreux, ont en commun d'être complètement paumés. Sauf peut-être ces deux jeunes filles polonaises qui cherchent du travail en Grande-Bretagne sur internet et sont convaincues de venir après un échange avec un anglais via Skype.

Les autres sont en cours de séparation, ont des obsessions comme celle de la propreté … à la limite de la caricature. Peu à peu, leurs destins vont se croiser, dans des situations souvent très inattendues. L'humour allège le tout.

Le sujet de fond du roman est la pédophilie et l'exploitation sexuelle de jeunes filles voulant immigrer.

Voir les commentaires

Rédigé par Hélène Daumas Objectif Livre

Publié dans #Littérature britannique

Repost0

Publié le 22 Juillet 2020

Bienveillance et patience, voilà les deux qualités principales de Nigel Barley. Nous sommes dans les années quatre-vingt, Nigel est un jeune professeur d'université en Angleterre, son heure est venue : il doit vivre son expérience d'anthropologue sur le terrain. Ce sera le nord du Cameroun, pour y rencontrer les Dowayo. Très pressé, il se lance dans l'aventure et est extrêmement ralenti par toutes les tracasseries matérielles et administratives, tracasseries qui en auraient découragé plus d'un. Pas lui, toutes les situations sont matières à humour.

Ce récit est très intéressant, nous découvrons le travail de l'anthropologue aussi bien que les Dowayo avec qui nous n'avons que très peu en commun.

De plus, l'auteur est vraiment très drôle et a beaucoup de tendresse pour le monde qui l'entoure. Nous avons toujours à apprendre des autres, surtout de ceux qui nous sommes si étrangers.

Voir les commentaires

Rédigé par Hélène Daumas Objectif Livre

Publié dans #Littérature britannique

Repost0

Publié le 26 Février 2020

Edna O'Brien, écrivain irlandaise d'un âge certain, a réussi le tour de force de se glisser dans la peau d'une nigérienne de quinze ans. Deuxième tour de force : elle nous raconte son enlèvement par la secte Boko Aram dans son école. La suite est évidente, nous sommes bien informés. Mais voilà que la puissance du roman nous emmène au-delà de ce qui nous convient. Les images se révèlent.

La sensibilité du récit nous permet d'approcher au plus près les blessures de ces héroïnes. Elles sont brisées plusieurs fois, par leur rapt qui rompt leurs repères d'adolescentes, par la maltraitance et par le regard des autres sur elles car elles portent malheur à leur famille et à leur communauté. Elles se sentent sauvées parfois mais elles ne peuvent plus jamais être libres en réalité.

Voir les commentaires

Rédigé par Hélène Daumas Objectif Livre

Publié dans #Littérature britannique

Repost0

Publié le 17 Février 2020

Drôle d'histoire de noces ratées par un couple qui a tout pour plaire et briller en société. Un peu ennuyeux quand même ...

Voir les commentaires

Rédigé par Hélène Daumas Objectif Livre

Publié dans #Littérature britannique

Repost0

Publié le 29 Janvier 2020

Dilly, âgée et souffrante, séjourne à l'hôpital pour un zona. Elle a laissé sa maison avec tous ses trésors dedans. Nous sommes en Irlande. Les souvenirs surgissent, son départ pour l'Amérique à seize ans, le voyage en bateau dans les pires conditions, l'arrivée incertaine. Elle est seule, résignée à n'être qu'une pauvre fille désignée comme indésirable, éventuellement rivale parce qu'elle est très jeune. Les émotions de l'époque sont ravivées et créent de la confusion dans le récit de cette femme finalement revenue au pays. A cet instant, elle n'est plus considérée comme les autres, elle a vécu en Amérique. Elle n'avait rien voulu, elle a subit sa vie avec dignité et confiance dans les autres.

Puis arrive le récit de la vie d'Eleanora, sa fille, au travers de courts chapitres relatant sa vie d'épouse. Elle réalise son rêve d'écriture malgré son pervers de mari qui avait les mêmes ambitions d'écrivain qu'elle.

L'écriture est hallucinée par moments, apportant de la grâce au désespoir, très étonnante, parfois difficile à suivre, comme une conversation en langue étrangère, au sens propre.

Voir les commentaires

Rédigé par Hélène Daumas Objectif Livre

Publié dans #Littérature britannique

Repost0

Publié le 11 Janvier 2020

Voici un roman célèbre, et à sa lecture, j'ai compris pourquoi, époustouflée par sa construction et son rythme.

Watson, le fidèle associé de Sherlock Holmes, nous raconte les faits. Une canne a été abandonnée à la maison de Baker Street, là où vivent les deux fameux détectives.

Le propriétaire de la canne se présente le lendemain. Il demande conseil, à savoir révéler ou non une malédiction à un inconnu qu'il est chargé d'accueillir à la gare dans deux heures. Tout s'enchaine à une vitesse folle avec des évènements incongrus, comme la perte d'une chaussure à l'hôtel, suivie de la perte d'une autre chaussure d'une seconde paire !!!

L'action se poursuit dans le Dartmoor, où la nature est propice aux légendes locales, à savoir l'existence d'un chien monstrueux qui sévirait depuis des siècles en s'acharnant sur la famille des Baskerville.

J'ai avalé avec gourmandise cette histoire rondement menée dans une Angleterre un peu désuète, charmante, du début du vingtième siècle.

Voir les commentaires

Rédigé par Hélène Daumas Objectif Livre

Publié dans #Littérature britannique

Repost0